Installer sur le bateau
L’installation nécessite la prise en compte de plusieurs facteurs :
- Parcours du cordage : rechercher le cheminement le plus simple possible, pour diminuer les frottements, les courbures importantes et les points de ragage.
- Accastillage : on commence par vérifier les réas. Leur diamètre intérieur doit impérativement être 5 fois au moins le diamètre du cordage prévu. Sur les bateaux de compétition, on opte jusqu’à 6, 8 voir 10 fois le diamètre du cordage. Ensuite, on s’attachera à l’arrêt du cordage sous tension. L’angulation des taquets d’amarrage, le réglage des self tailing de winch comme la qualité des bloqueurs sont à prendre en compte. La nouvelle génération de stoppeurs qui agit par écrasement du cordage entre deux cames à plat est recommandée, évitant le phénomène de machage de cames excentriques.
- Terminaison : Le nœud de chaise est assurément le plus employé. Mais, comme tous les nœuds, il amoindrit sérieusement la résistance du bout. Pour les drisses d’avant, le nœud de capucin le remplace avantageusement
L’épissure, deux fois plus efficace, est préférable. Une cosse sera rajoutée en cas d’utilisation intensive sur une longue période. L’épissure est indispensable pour la drisse de GV. De plus, on terminera les extrémités par une surliure cousue avec du fil poissé. - Protection : le surgainage des zones de travail est un moyen efficace d’éliminer l’usure de la couverture. Dans le même esprit, la protection des haubans à l’aide de gaines PVC augmentera la vie du cordage.
Conseil, Trucs et astuces
Retournement : régulièrement, il est bon de retourner les cordages pour faire travailler alternativement les extrémités et ainsi réduire les risques de rupture prématurée.
Jeu de cordages : dans un programme de course-croisière intensif, il est souhaitable de constituer un jeu de manœuvres, réservé à la compétition.
Dégainage : il permet d’alléger un cordage. Les dormants de bastaque ou de bras de spi peuvent êtres dégainés sur leur partie basse, et les drisses sur leur partie haute. Dans tous les cas, il faut garder la bonne épaisseur de cordage requise par les winches, les bloqueurs et les mains.
Raban : il est fait de sangle ou de tube textile plat. Il sert à amarrer une voile dans son sac ou sur le pont, à assurer une prise de ris, à ferler un ris ou la grand-voile sur la bôme, au peeling. D’une longueur minimum d’un mètre, il est terminé par un nœud de chaise ou une ganse cousue.
Navigation : par forte brise, si le bord se prolonge, il est judicieux de relâcher une manœuvre de quelques centimètres pour que le point de portée dans les réas se décale. On reprendra d’autant le dit cordage par exemple au changement de quart.
Repérage : indispensables pour de bon réglages, les marques sur les drisses sont également un bon moyen de contrôler l’allongement. Ce marquage est réalisé à l’aide de feutres indélébiles ou de fils de couleurs cousus dans le cordage. Les fils ont l’avantage de délivrer l’information au toucher.
Palan : lorsqu’une manœuvre requière un cordage de fort diamètre qui suppose l’aide d’un winch, un palan peut avantageusement le remplacer. Chaque brin du palan entre pour sa valeur dans la force exercée sur la manœuvre.
Calcul de la bonne Longueur
En règle générale, il faut calculer la longueur avec trois tours sur le winch de manœuvre et 1, 5m de dormant. Puis rajouter 1,50m à 2m à la longueur à la longueur idéale, afin de pouvoir recouper les extrémités qui fatiguent dans les nœuds.
Écoute de grand-voile : mesurée en fonction de la démultiplication, elle ne doit pas être plus longue que la marque de vent arrière, augmentée de la longueur nécessaire pour manœuvrer au vent.
Drisse de grand-voile : elle doit pouvoir être frappée sur le pont quand elle ne sert pas avec un dormant d’au moins deux mètres à la sortie du bloqueur.
Barre d’écoute : choquée sous le vent, elle doit être choquée sous le vent, elle doit être utilisable au rappel
Balancine de tangon : elle doit pouvoir rester frappée sur le tangon à plat pont et prise au pied de mât pour laisser le libre passage de l’écoute de foc.
Hale-bas de tangon : mesuré en fonction de sa démultiplication, il sera en continu avec possibilité d’action sur chaque bord.
Bosses de ris : suffisamment longues pour pouvoir être mises à poste grand voile haute, au moins pour les ris de fond, 1 et 2.
Bastaques : la longueur dépens du système d’échappement de celle-ci lorsque la GV est choquée : par repris d’élastique dans le pataras ou emmenée par la bôme. Dans les deux cas, il ne faut pas que les câbles de bastaque referment trop la chute de celle-ci au vent arrière.
